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Pourquoi Sully aujourd’hui ?

En se réclamant du Ministre et conseiller du Roi Henri IV, l’Institut Sully propose un renouveau de la politique française, pour que notre pays retrouve sa place et son rôle dans les rapports entre Nations notamment dans les régions où la France est présente : l’Europe, l’Indopacifique, les Amériques etc. Il y va de l’avenir de la paix dans ces region et également du developpemnt et de la prospérite de celle ci.

Ce renouveau de la politique française répond à un besoin après un demi-siècle d’échecs qui ont conduit au déclassement dans tous les domaines : économique, scientifique et technologique, militaire , financier (avec la montée de la dette tant privée que public), éducatif, culturel , et diplomatique. Comme le répétait avec malice Einstein, “il faut être fou pour croire qu’en répétant la mille fois la même expérience, l’on puisse arriver à des résultats différents!”. Or, à quelques exceptions près (1981-1983 par exemple), c’est ce que nous avons fait au cours de ces cinquante dernières années!..

Précisions que , si ces politiques ont échoué, c’est principalement parce qu’elles ont été en décalage constant avec les réalités nationales et internationales que nous pouvions observer. Le monde a changé au cours de cette période, sans qu’on n’ait voulut -en quoi que ce soit retirer-les leçons: échec de la globalisation ; montée des rapports de puissance avec l’envolée des “émergents”; retour à la réalité – volontairement ignorée – des Etats-nations; transformation des sociétés et des mentalités.

Or, à tout point de vue (économique, financier, diplomatique et politique), la situation de l’époque de Sully et celle d’aujourd’hui présentent des analogies.
Dans l’un comme dans l’autre cas, la France et l’Europe sont divisées, elles se déchirent et sont menacées d’appauvrissement, du moins par comparaison avec le reste du monde.Quant à celui-ci, il est en proie à des rivalités – économiques et guerrières – de plus en plus exacerbées.

Face à ce type de situation de crise, l’oeuvre de reconstruction de Sully est impressionante, d’autant qu’elle comporte deux versants : l’un connu, l’autre largement ignoré. D’une part, avec notamment l’Edit de Nantes, il refait une société française déchirée par la guerre civile et restaure son unite avec la réconciliation des catholiques et des protestant; parallèlement, il redresse une économie ruinée (finances, agricultures, industries, infrastructures routières et portuaires,…). D’autre part, il cherche a assurer à la France un cadre de paix avec ce que les historiens appellent “le Grand Dessein d’Henri IV” : bâtir la République des Nations Européennes, fondée sur un principe d’égalité entre elles, chaque nation étant souveraine et définissant son identité par sa langue.

C’est donc dans cet esprit que l’Institut Sully cherche à percer les voies du futur pour proposer un avenir à la France et aux français, dans un monde aujourd’hui divisé et soumis aux rapports de puissances. En effet, contrairement aux idées reçues “mondialistes”, le Monde se fragmente chaque jour un peu plus, au fur et à mesure que l’emprise des Etats-Uns se réduit,et alors meme que l’Union Européenne (assimiliée à tort à l’Europe) ne parvient pas à prendre la place ni à être portée par une dynamique. Depuis plus de 35 ans, l’economie de l’Union Européenne souffre d’un déficit de croissance ,et, si nous voulons éviter de nouveaux déclassements, il n’est plus possible – ni souhaitable  de passer outré à la specificité de chaques nations dont les intèrets stratégique lui sont proper ( et souvent opposes a ceux des autres nations);plus precisement, il convient d’encourager les processus de développement nationaux pour que ceux ci soit soutenues et coordonnés par l’Union Européenne. En clair, si nous voulons vraiment faire l’Europe, il faut faire une pause dans le processus d’intégration proprement dit, ceux qui revient à dire que la logique du “bottom up” doit l’emporter sur celle du “top down”.

Pour clore ce rappel de l’actualité de Sully, j’insiterai sur sa posture intellectuelle. Sans doute renforcée par son expérience militaire et son long compagnonage auprès d’Henri IV, la marque de pensée de Sully est celle du pragmatisme, c’est-à-dire l’observation et le respect des faits, pour mieux définir l’action à mener et la politique à suivre . Dans les circonstances présentes, ce pragmatisme doit retenir toute notre attention et inspirer notre réflexion, sans pour autant nous faire renoncer à notre attachement aux valeurs traditionnelles de la France et de la Republique. Pour beaucoup en effet, l’impuissance et la crise de l’Union Européenne se nourrissent de nos a priori et de nos idées recus a propros de la construction européenne. Sans vouloir solliciter abusivement les pensées de Sully, il est probable que, s’il vivait aujourd’hui, il ferait valoir le réalisme du principe de subsidiarité sur “le rêve de l’intégration féderaliste”, non pas seulement dans tous les domaines régaliens mais également dans chaque ceux stratégiques propres a chaques nations.

En résumé, de ce retour en arrière de quatre siècles, nous retiendrons que Sully fut non seulement un bâtisseur et un grand serviteur de l’Etat, précurseur de Richelieu, Colbert et de tous ceux qui ont suivi pour faire la France, mais indiscutablement aussi un visionnaire : il a percu le premier l’opportunité d’une Europe qui , pour lui, ne peut etre qu’Europe des Nations. Mais il a mis aussi l’accent – que ce soit en politique intérieure ou en politique extérieure – sur le préalable nécessaire a toute action politique efficace : l’UNION et la RECONCILIATION comme devant servir de socle au Progrès, au Développement et à la Paix.

                                                                                                                                                                                                                                               Jacques Perget
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